Décider de démarrer seule une activité de commerce de layette implique de trouver les bons partenaires. La recherche fut longue et semée d'embuches. Mon niveau d'exigence était élevé...
1. Il me fallait d'abord trouver du coton bio et équitable
Le coton biologique provient du Projet Chetna organic en Inde : l’agence de développement hollandaise Solidaridad a lancé ce projet en 2004 avec ETC india. Aujourd’hui, 1500 familles de cultivateurs sont concernés (17000 fermiers devraient être concernés en 2010 pour atteindre 20% du coton bio indien) autant vous dire que c'est du sérieux!
Les objectifs de ce groupement se résument en P.P.P : People, Planet, Profit
People: paiement d'un juste prix aux agriculteurs, aide à l'organisation en coopératives, amélioration de leurs conditions de travail.
Planet: le coton est produit de façon biologique pour protéger le sol, l'environnement et la santé.
Profit: la production est équitable avec recherche de réduction des coûts de production pour conserver un prix compétitif et pouvoir créer un marché pour le coton produit.
2. Il me fallait un fabricant de vêtements qui fasse du beau, du bio et de l'équitable...car à quoi bon faire du bio comme beaucoup de marques aujourd'hui si c'est pour faire fabriquer vos body par des enfants qui travaillent 12h par jour! J'ai trouvé le partenaire idéal :
Rajlakshmi cotton Mills Ltd. cette entreprise familiale située à calcutta produit du textile 100%bio. elle s'approvisionne auprès de Chetna organic et aussi dans une moindre mesure aupres de Mahima organic. La chaîne de production des vêtements est entièrement située en Inde, et adhère aux principes de l'agriculture biologique et les critères du commerce équitable . la société est certifiée par l'organisme international indépendant Control Union Group (label EKO sustainable textile - textile équitable). Ils travaillent deja pour Green License (merchandising pour Greenpeace Pays-Bas et Belgique), Oxfam (madeindignity.be), des clients canadiens, australiens, français...
3. Il me fallait ensuite une société de broderie. Parmi mes amis, certains pensaient que je cherchais une machine à coudre...non, la broderie industrielle est aussi une affaire de pro. Apres de nombreux contacts, je decide de "délocaliser" la broderie a cote de Lyon, aupres d'une SARL à taille humaine qui m'offre, en plus de son professionnalisme, toute la souplesse et la compréhension dont j'avais besoin a la creation de l'activite.
4. Il me fallait une solution logistique : plutot que de faire appel a un prestaire exterieur, je vais créer un second emploi en embauchant quelqu'un pour assurer la logistique des envois, primordiale pour assurer un service de qualite et l'entiere satisfaction des clients.
voila, on dirait que ca se met en place tout doucement...tic-tac, tic-tac